Art 13:Travail longe - CARPE

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Le travail à la longe



But et objectifs
Avantages
Inconvénients
Les basiques du travail en longe
Matériel
Placement du longeur
Faire partir le cheval
Corriger les défauts
Le cheval n’obéit pas
Le cheval fait face
Le cheval a tendance à rétrécir le cercle
Le cheval n’avance pas
Le cheval va trop vite
Les exercices en longe
Changement d’allure
Changement de main
Incurvation
Variations de cercle et allongement
Extension d’encolure
Travail au galop
Barres au sol




But et objectifs


Base de l’éducation du cheval :
- Lors du débourrage, pour apprendre les ordres vocaux ou habituer le cheval au poids de la selle.
-  Valoriser le développement des allures,
- Améliorer la souplesse latérale,
- Muscler,
- Equilibrer.
- Prépare pour le travail à pied.
- Détendre un cheval avant le travail monté (ce qui ne signifie pas le « fatiguer »pour pouvoir le maîtriser).
- Reprendre le travail après certaines blessures, sur conseil du vétérinaire.
- Etudier la locomotion du cheval, corriger les problèmes de rectitude.


Avantages:



L’avantage du travail à la longe est de faire évoluer le cheval sans contrainte de poids.
En travaillant dans une relative liberté le cheval va  apprendre à être guidé à la voix.
Il permet aussi d’évaluer et améliorer la locomotion.

Inconvénients :


Mal exécuté, le travail à la longe peut être néfaste : le cheval peut être affolé, et développer des troubles tels que les vessigons, molettes articulaires, et arthrose cervicale et douleurs dorsales (notamment lors de l’emploi d’enrênements ajustés trop serrés ou de séances trop longues).  


Longer entraîne une contrainte très importante sur les jarrets.

Afin de pallier à ce problème, il faut :
-
Eviter les petits cercles ; plus le cercle est petit, plus l’effort déployé par le cheval est grand et plus les articulations vont souffrir.
-
Adapter le temps de travail selon les capacités du cheval : pas plus de 5 mn à chaque main pour un jeune cheval ;  10 mn à chaque main pour un cheval entrainé.
- Une à 2 fois par semaine.

Une demi-heure de longe correspond à une heure de travail intensif.
De plus, une séance de longe trop longue incite à répéter les mêmes exercices, ce qui finit par ennuyer le cheval.

-
Eviter de le faire trop galoper.

-
Alterner les cercles avec du travail en ligne droite : ce qui est contraignant pour le cheval en longe est le travail permanent sur un cercle : il faut donc parfois lui demander d’évoluer sur une ligne droite en courant à côté de lui, en arrière de son épaule (en profiter pour demander une extension d’allure) avant de le renvoyer sur le cercle.

Le travail en longe peut être déconseillé dans certaines pathologies et comme rééducation après certaines boiteries à cause de cette contrainte.

La longe sollicite toujours les mêmes muscles, il faut donc
prévoir un autre travail en parallèle pour rééquilibrer la musculature.



Les basiques du travail en longe


Bien longer un cheval est un véritable apprentissage pour le longeur autant que pour le cheval.
En club, cet exercice n’est pas souvent abordé, et n’intervient qu’au galop 5 ou 6 (longer pour détendre le cheval) .

Le cheval doit être au
calme.

Il est bénéfique de le lâcher en liberté (pas dans le rond de longe) une dizaine de minutes (dans une carrière par exemple) et de le mettre en mouvement avant de commencer le travail dans le rond de longe : ceci lui permettra de se détendre, de s’échauffer et éventuellement d’éliminer un trop plein d’énergie avant d’arriver dans le rond de longe ; il sera alors plus attentif et mieux préparé aux sollicitations physiques.

Le travail commence par un
échauffement, c’est-à-dire détente progressive, et aux 3 allures : commencer par le faire marcher 5 mn à chaque main au pas, puis au trot, puis au galop.
Un cheval détendu allongera de lui-même l’encolure puis s‘étendra vers le sol.

Les exercices qui vont être demandés au cheval ainsi que les objectifs de la séance doivent être clairement définis avant de commencer, au risque de s’ennuyer ou d’être incohérent.

Tous les chevaux sont plus souples d’un côté et donc plus facile à longer d’une main que d’une autre : commencer le travail à la main la plus difficile et ne pas oublier de travailler autant de temps aux 2 mains. De même, il est préférable d’alterner souvent les 2 mains plutôt que de travailler de longues périodes d’un côté puis de l’autre.

La communication avec le cheval passe par la voix, l’utilisation de la chambrière, mais aussi le placement du longeur par rapport au cheval.

Attention à la
cohérence des ordres, à utiliser toujours les mêmes mots pour un ordre et prendre soin de ne pas utiliser des mots qui se ressemblent, comme « bien » et «viens» ( ne pas hésiter à utiliser d’autres langues si besoin) et à la cohérence des gestes : le cheval entrainé doit percevoir le moindre geste de son longeur comme un déplacement des hanches ou de la tête ; il faut donc veiller à ne pas faire de mouvements intempestifs.
Dans la nature, le cheval communique avec ses semblables grâce au langage corporel : il est tout aussi important de lui faire assimiler que les ordres oraux.

Il est important de parler au cheval lors du travail à la longe afin de conserver le contact, car le travail à la longe est un véritable dialogue. Ce lien est nécessaire pour que le cheval reste attentif.
Néanmoins, les ordres doivent rester simples et l’intonation adaptée.

Avant chaque ordre, il est bénéfique d’appeler le cheval, de fait qu’il puisse se préparer à l’ordre qu’il va recevoir.

Le cheval peut vite
s’ennuyer ; aussi pour capter son attention, ne pas hésiter à changer souvent de main, d’allures … Si le cheval a des difficultés à rester concentré, lui accorder des pauses de 1 à 2 mn entre 2 exercices.

Physiologiquement, le cheval a tendance à envoyer le bout de son nez vers l’extérieur afin de s’équilibrer, et aura tendance à lever la tête plutôt que  l’abaisser.

Le travail à la longe a pour objectif que le cheval se porte en avant, avec des allures étendues, en équilibre horizontal, dans le calme, qu’il obéisse aux ordres.

Enfin, si une selle est posée sur le cheval, les étriers doivent etre remontés et bloqués afin de ne pas « balloter » sur les flancs du cheval.

Un cheval bien longé:
-
Se porte en avant, sans "traîner » ou « s’emballer ».
-
Est incurvé de la tête aux hanches et l’encolure vers l’intérieur du cercle.
- Est
étiré vers le bas (étirement des muscles dorsaux et contraction des abdominaux).
- Est
équilibré. Il ne se porte pas sur les épaules.

La position idéale, qui est le but du travail, est d’obtenir un
cheval arrondi, la nuque haute, chanfrein presque à la verticale, dos tendu et postérieurs engagés.
Cette attitude ne survient de manière prolongée que chez le cheval (correctement) entrainé.



-
Répond à la voix.
-
Exécute des transitions d’allures sur moins de 5 foulées.
- Garde
cadence et amplitude.





Matériel


Rond de longe, rond d’Avrincourt et carrière :



Lorsque le cheval n’est pas habitué, il est indispensable de le faire travailler dans un espace réduit et clos.

Le rond d’Avrincourt est une structure ovoïde ; il permet, comme la carrière, de pouvoir également travailler sur les longueurs. Il est également plus adapté pour le travail du saut en liberté.




En aucun cas, un pré ou le cheval vit habituellement  doit être utilisé comme surface de travail.

La surface du rond de longe doit être
plane et absorbante (sable par exemple).

Ne pas travailler le cheval dans un pré par exemple, dont le sol et dur et la surface pas forcément lisse. Cela imposerait des contraintes et des microtraumatismes aux articulations, tendons et ligaments du cheval.


La longe:



La longe correspond à la main du cavalier s’il était en selle.

La longueur de la longe doit être de minimum
8 m et elle doit être tenue par la main à laquelle le cheval tourne afin de maintenir le contact (l’autre main tient la chambrière et le flot restant de la longe).

Le flot de la longe est tenu par la main opposée ( celle qui tient la chambriere), lovée en forme de 8 :
Ne jamais entourer la longe autour de la main, si le cheval tire elle serait prise au piège et vous pourriez être blessé.

Elle ne doit pas être trop tendue afin que le cheval ne prenne pas appui dessus mais au contraire être détendue sans pour autant être portée en « guirlande » (et évidemment ne jamais traîner par terre pour des raisons de sécurité).

Pour faire ralentir le cheval, faire vibrer la longe ou donner des saccades si ça ne suffit pas.


Chambrière:



Comme la longe correspond à la main du cavalier,
la chambrière correspond à la jambe : elle a un rôle d’impulsion.

Sa pointe doit être dirigée vers l’arrière du cheval et vers le sol et ne doit être levée que lorsque l’on veut porter le cheval en avant .
La pointe de la mèche doit alors venir au grasset sans le toucher : en effet, elle inciterait le cheval à ruer et donc nuit au mouvement en avant.

Pour le faire changer d’allure, lever la chambrière au niveau de ses postérieurs.

Pour le repousser sur un cercle plus grand, envoyer la pointe vers l’épaule. La chambrière sert à éloigner le cheval du longeur et à le porter en avant.

Pour faire ralentir le cheval, la chambrière doit passer devant son épaule.



Les gants:



Le port de gants est indispensable pour ne pas se brûler les mains.



Le caveçon:



Le caveçon est plus adapté que le licol (pas le caveçon d’attelage) : choisir un caveçon léger, au cuir souple et muni de 3 anneaux.
Lorsqu’il est correctement ajusté,  il ne frotte pas sur le chanfrein.

Le caveçon permet d’amener le
bout du nez du cheval vers l’intérieur du cercle.
Le licol, amenant tout le coté de la tête vers l’intérieur du cercle, crée sur l’encolure des contraintes néfastes pour les vertèbres.

En outre, le cheval ne prend pas appui sur le caveçon.

Enfin, si le cheval tire, le caveçon l’entraine à la perpendiculaire du cercle, et le contraint à s’arrêter.  

Eviter le mors :
Avec un mors simple, un cheval qui tire aura tendance à repousser son nez du côté opposé de l’intérieur du cercle.
Avec un mors à aiguille, c’est le côté de la tête et non le bout du nez sur lequel se fera la contrainte (comme avec le licol).
De plus, toute les actions de la longe se répercutent dans le mors, et donc, sont néfastes pour les dents qui prennent des coups.
Un caveçon bien ajusté, lui, ne bouge pas et donc ne donnent pas de coups sur le chanfrein.

Le travail à la longe avec un mors entraîne donc des contraintes sur les dents ainsi que sur l’encolure.
Il est donc nécessaire que le cheval connaisse déjà le travail à la longe, afin de ne pas être amené à lui faire mal.

Le travail des rênes est diffèrent de celui de l’action de la longe sur le mors : le mouvement est moins fin, l’action de la longe est amplifiée au niveau du mors, alors qu’elle manque de sensibilité dans la main du longeur.


Utilisation d’enrenements :

Le plus généralement, il s’agira un gogue, mais d’autres enrênements peuvent être utilisés :

- Rênes allemandes
- Chambon
- Elastiques et pirellis
- Enrênement Pessoa
- Martingale fixe
- Montage Colbert

L’enrênement sert à faire adopter par le cheval une attitude et ne doit pas se substituer à la main.

S’il n’est pas facile d’obtenir des bonnes attitudes sans l’aide d’un gogue, celui-ci ne doit être utilisé qu' occasionnellement et en général,
un travail progressif avec une main basse et douce peut éviter de recourir à  un enrênement.

Il n’a d’utilité réelle que chez le cheval qui exprime des « défenses ».

Il doit être le moyen de faire adopter au cheval une bonne attitude et non pas une finalité du travail.

Eviter le travail avec des enrênements qui limitent les mouvements latéraux de l’encolure.

L’enrênement ne doit pas forcer l’encolure à se casser ou à reculer, ce serait contre-productif car les muscles abdominaux ne  seraient pas étendus et les postérieurs ne seraient pas engagés.

Le cheval ne doit pas être « encapuchonné », mais son chanfrein doit se trouver légèrement au-dessus de la verticale.

Les enrênements ne doivent pas contraindre le cheval mais le mettre dans une position inconfortable s’il adopte une mauvaise attitude. Attention, une position obtenue « de force» implique un travail dans la crispation.

L’enrênement ne doit jamais être mis avant la fin de la détente et doit être retiré avant la fin de la séance afin de laisser le cheval se détendre.

Il doit être réglé très lâche au début et être raccourci petit à petit, sur plusieurs séances.

De la même façon, lorsque le cheval est habitué au travail avec un enrênement et la longueur finale de celui-ci déterminé, le début du travail se fait avec un enrênement lâche, qui est resserré au cours de la séance.

L’enrênement implique la pose d’un surfaix avec anneaux. Ce surfaix doit etre posé sur un tapis.



Le gogue :




Le principe du gogue est de former un triangle bouche- nuque- poitrail qui peut être fermé sur lui-même ou sur la main.
Il permet de
fermer un peu l’angle tête- encolure, et évite que le cheval ne se « renverse » et creuse son dos. Son action s’exerce principalement sur la nuque, en provoquant un abaissement de la tête et une extension de dessus avec un engagement des postérieurs.  
Il peut être utilisé aussi bien à la longe que monté.


Le chambon :




Il s’attache aux anneaux du mors, passe sur la nuque puis vient s’attacher à la sangle. Il ne doit être utilisé qu’avec précaution, au trot et sur des allures lentes. Il se révèle plus dur que le gogue.
Il permet d
’inciter le cheval à étendre sa tête vers le bas, donc étendre ses muscles dorsaux et contracter ses abdominaux.


La martingale fixe est une courroie qui relie la muserolle à la sangle. Elle permet d’empêcher le cheval de lever la tête trop haut.




Les élastiques pirellis sont de gros élastiques qui relient de chaque côté les anneaux du mors au surfaix. Ils permettent d’
éviter que le cheval ne lève trop la tête ou permettent de la « ramener » lorsqu’il étend trop l’encolure.




Le Pessoa permet « d
’entourer » le cheval et favorise le ramener, mais il demande de gros efforts au cheval et est très contraignant. En effet, il met en corrélation le travail de l’avant main et celui de l’arrière main, le cheval apprenant que plus il engage les postérieurs, plus c’est confortable pour lui. Le pessoa s’utilise avec un surfaix doté de nombreux anneaux car il peut être réglé de différentes façons possibles.




Les rênes allemandes s’attachent sur le surfaix, passent dans les anneaux du mors et reviennent à la main. Les rênes allemandes déterminent donc le niveau de relèvement maximal de la tête.




Elles s’utilisent à la longe comme à la monte et peuvent s’attacher de différentes façons selon le positionnement que l’on veut obtenir (plusieurs « triangles possibles »). Elles permettent de
corriger une position trop haute ou « retournée » de l’encolure sans la contraindre à garder une position unique : le cheval bénéficie donc d’un certain degré de liberté, pour tourner la tête, la bouger ....
Cependant, elles ont une
action puissante, dont les utilisateurs ont tendance à abuser, ce qui peut provoquer de nombreux maux (effet inverse de celui recherché lorsqu’on enlève les rênes , contractures de la nuque de la mâchoire et des épaules, encapuchonnement …
Mal utilisées, elles n’ont plus leur fonction première de corriger une mauvaise attitude mais provoquent le besoin d’utiliser d’autres moyens comme un mors à gourmette …


Le montage « Colbert » consiste à passer la longe dans l’anneau du mors côté interne de la piste, puis à la faire passer bien à plat sur la nuque, pour fixer le mousqueton sur l’anneau du mors côté externe à la piste. C’est un montage contraignant pour le cheval car il agit sur la nuque. Il est vivement
déconseillé pour les chevaux qui ont tendance à s’emballer.





Des protections doivent être mises chez le cheval débutant ou s’il a tendance à toucher.
Des
guêtres si le cheval est ferré des antérieurs et des protège boulets s’il est ferré des postérieurs.
Si le cheval a tendance à « forger » (c’est-à-dire toucher le talon des antérieurs avec les postérieurs), prévoir des
cloches.
Des
bandes de travail élastiques permettent enfin de maintenir les tendons pour les chevaux présentant une fragilité particulière.  



Placement du longeur :


Le longeur doit être au centre du cercle et y rester plus ou moins, sans pour autant être aussi raide qu’un piquet.
Il doit décrire un
petit cercle plutôt que de rester complètement immobile, ce qui lui permettra d’effectuer des mouvements plus facilement afin de donner des ordres au cheval grâce au langage corporel.
Il peut être amené à se déplacer, à agrandir son cercle ou à modifier son placement pour donner un ordre au cheval ou lors du travail dans la longueur.


Il est placé :
-  A la perpendiculaire à l’axe des hanches lorsque le cheval avance,
- Dans l’axe des épaules si le cheval rétrécit le cercle sans y avoir été invité.
- Entre l’encolure et la tête pour ralentir le cheval.


- Il devance le mouvement du cheval lorsque l’on quitte un cercle pour travailler dans la longueur.


Parfois, le fait de regarder fixement le cheval peut donner la sensation de tête qui tourne, il suffit alors de fixer un point hors de la carrière pendant quelques secondes.


Faire partir le cheval :

S’éloigner du cheval et se positionner vers ses postérieurs afin qu’il ne se mette pas face au longeur. Agrandir peu à peu le cercle en ouvrant la main qui tient la longe.
Les chevaux qui n’ont pas l’habitude d’être longés se positionnent souvent face au longeur.



Corriger les défauts

Si le cheval n’obéit pas, il faut sanctionner immédiatement en modifiant sa position, la position de la chambrière, ou utiliser une action de longe.
Répéter l’ordre plusieurs fois incite le cheval à ne pas réagir immédiatement aux ordres.

Le cheval fait face
Le cheval fait face lorsque le longeur est mal placé ou lorsque le cheval manque de mouvement en avant.
Le meneur doit alors marcher sur un cercle plus grand et se positionner vers les hanches du cheval.

Le cheval a tendance à rétrécir le cercle
Si le cheval a tendance à rétrécir le cercle, il faut l’éloigner en envoyant la chambrière au niveau de son épaule.

Le cheval n’avance pas
Le cheval n’obéit pas à la voix ou les ordres ne sont pas clairs pour le cheval. Il faut alors se montrer plus autoritaire, et bien se positionner au niveau des postérieurs.
Attention de ne pas gêner le cheval par une action de main.
On peut éventuellement prendre le cheval avec la longe très raccourcie sur une ligne droite et lui faire faire plusieurs transitions afin de le sensibiliser aux ordres.

Le cheval va trop vite
Il est probablement inquiet ou énervé.
Il faut alors le mettre sur un grand cercle, et en raccourcissant un peu la longe, essayer de se positionner au niveau de son épaule et bien sûr le rassurer de la voix.



Les exercices en longe



Changements d’allure
Les transitions permettent d’acquérir de la souplesse et de l’équilibre.

Au début elles doivent être faciles, mais quand le cheval répond bien aux ordres, lui apprendre des transitions plus difficiles comme galop- pas, trot- arrêt, arrêt- galop.

Le but est d’obtenir des
transitions franches, par exemple en passant du galop à l’arrêt sur maximum 5 foulées.

Travailler les transitions d’allures rapprochées, en approchant la chambrière derrière le cheval si la transition montante se fait attendre et en faisant passer la chambrière devant le cheval si la transition descendante n’est pas effectuée tout de suite à l’ordre à la voix. Si la transition ne s’effectue pas rapidement, accompagner également le cheval en modifiant son positionnement (passer au niveau des épaules s’il ne ralentit pas).

Ce travail permettra également de travailler la concentration du cheval. Il ne doit pas etre effectué sur une trop grande durée.


Changements de main
Enseignement au licol :
faire passer le cheval d’un côté et de l’autre de soi sans bouger. La position du corps du longeur montre au cheval ce qu’il doit faire : la main qui tient la longe lui montre où il doit aller.
L’autre main, dont l’index est pointé sur la croupe et l’inclinaison du buste vont repousser ses hanches au moment adéquat.

Le travail avec le caveçon fait appel exactement au même principe, mais sur espace plus étendu.

Une fois le cheval habitué à l’ordre, il peut effectuer une demi volte pour changer de direction.
Avec un cheval plus entrainé, on peut demander plusieurs changements de direction successifs, ce qui est très bon pour sa souplesse.


Incurvation
Pour travailler l' incurvation, il faut demander au cheval de réduire et agrandir le
cercle.

Lui enseigner au préalable les ordres vocaux correspondants comme « viens ici » ou « va t' en ».

Pour éloigner le cheval, envoyer la chambrière en direction des épaules et si besoin est, se positionner à la perpendiculaire de celle-ci.

Elle peut être travaillée aux 3 allures.

Attention, le cheval doit être échauffé avant de commencer les incurvations.


Variations de cercle et allongement
Le travail commence sur  un cercle moyen puis on incite le cheval à agrandir le cercle en envoyant la chambrière en direction de l’épaule (et toujours renforcé de l’ordre à la voix et si besoin du déplacement du longeur sur l’axe perpendiculaire aux épaules).

L
’allongement se fait sur la longueur ; après avoir travaillé dans le coin de la carrière les variations de cercle, on envoie le cheval dans la longueur (le meneur court à côté) afin de lui faire allonger son allure ; on retombe en fin de longueur dans le travail au cercle après avoir demandé un ralentissement sur quelques foulées, avoir baissé la main, bras ouvert sans pour autant tirer, et reculer de quelques pas pour indiquer l’intention de reprendre un cercle au cheval. Le cheval apprendra ainsi à gérer son allure en passant d’un travail en ligne droite à un travail au cercle.

Recommencer à raccourcir ce cercle progressivement.

Cet exercice est idéal pour les chevaux un peu trop portés sur les épaules, pas assez incurvés car trop raides ou qui se laissent emporter.


Travail au galop
Il est difficile, notamment à cause des contraintes imposées aux jarrets ; le travail au galop ne peut s’effectuer que sur un cheval déjà entraîné et équilibré, capable de tenir un galop régulier.

Mais dès le début, vous pouvez travailler les départs au galop ; d’abord depuis le trot, puis ensuite depuis le pas ou l’arrêt. C’est un très bon exercice pour l’équilibre puisque le cheval « prend en charge » son départ au galop et apprend à se placer correctement.

Le galop doit être souple et cadencé et la tête droite ; un cheval trop raide présente en longe un galop désuni.


Barres au sol




Les barres au sol sont idéales pour canaliser un cheval qui chauffe, qui se déconcentre, ou qui ne se « porte » pas.
Le cheval doit les enjamber, sans les sauter ou les toucher. Il doit les franchir en maintenant sa cadence et sans « se désordonner ».

Les barres au sol peuvent être travaillées au pas et au trot. Le galop est réservé aux chevaux déjà expérimentés.

Elles seront espacées d’environ 80 cm pour le pas, 1m10  à 1m30 pour le trot (adapter au cheval bien entendu).


Travail sans longe
Quand le cheval est suffisamment expérimenté, le travail peut se faire sans la longe. Le cheval doit se comporter alors comme s’il était toujours attaché.
Cela peut être un préalable au travail à pied en liberté (éthologie).
L’éthologie est un excellent moyen de renforcer sa relation avec son cheval.


Figures sur le cercle
Avec un cheval bien entrainé, il est possible de faire de nombreuses figures comme l’épaule en dedans ou la tête au mur ….



En conclusion, le travail à la longe est nécessaire et peut être très bénéfique de bien des façons pour le cheval.
Il nécessite cependant une réelle connaissance de la part du longeur afin qu’il ne soit pas néfaste pour l’éducation, le mental ou le physique du cheval.
Longer ne s’improvise pas plus que monter.



CS

 
 
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