Art 23: Preswalsky - CARPE

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Article publié en Janvier 2015


Le cheval de Prjewalsky




Le cheval de Prjewalsky (Equus ferusprzewalskii) , appelé Takh par les mongols est une sous espèce proche du cheval.

Découvert par le colonel Nikolaï Mikhaïlovitch Prjevalski en
1879 en Mongolie, il n’est pas, comme il est courant de l’entendre dire, son ancêtre.

Il est en réalité l’ultime représentant des chevaux préhistoriques.

En effet,
le cheval et le Prjevalski sont 2 espèces différentes : ils n’ont pas le même nombre de chromosomes : 66 pour le Prjevalski contre 64 pour le cheval domestique (2 paires des chromosomes du cheval se sont soudées).

Ils sont donc étroitement liés ; issus de la même souche, les 2 espèces  auraient divergé il y à 50 000 ans.

Néanmoins,
les chevaux et les Prjevalski sont interféconds.

Mesurant environ
1,30 m, massif, doté d’une forte encolure, le Prjewalsky possède une grosse tête, la robe isabelle ; sa silhouette rappelle celle des dessins préhistoriques.




Il affiche bien entendu les marques primitives : raie de mulet et zébrures. La crinière est courte et pousse en brosse, il ne possède pas de toupet.
Très
rustique, il peut supporter des conditions de grand froid ou de fortes chaleurs.






Craintif et de fort tempérament, il n’a jamais été domestiqué par l’homme et ne peut être dressé ni monté.


La race s’est éteint vers la fin des années
1960 dans la nature, et elle n’a été perpétué que par les reproducteurs qui avaient été capturés par les zoos : Les 1800 Prjevalski vivant à ce jour descendent de 13  individus reproducteurs.





Il souffre aujourd’hui de
consanguinité :
- certaines caractéristiques issus de leurs pères fondateurs ressurgissent (dérive de l’espèce due à la consanguinité)
è certains naissent roux au lieu d’être isabelle ; Ces chevaux sont écartés du programme de réintroduction pour être vendus à des particuliers.

- 92% des Prjevalski souffrent également d’une
anomalie faciale : les os du crâne sont malformés et causent une asymétrie de la face;  leurs dents n’étant pas alignées. Cette malformation cause une diminution de leur espérance de vie de moitié.


Des programmes de réintroduction ont été conduits pour rendre leur liberté à des petits groupes de cette espèce, en Mongolie, Chine, France, Espagne et Ukraine.

En France, les programmes de réintroduction ont été menés par l’association Takh. Un groupe de Prjevalski vit donc en liberté en Lozère, formant «
le troupeau du Villaret ».




CS


 
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