Art 33: Attelage harnais - CARPE

Aller au contenu

Menu principal :

<<< retour aux articles
Article publié en Septembre 2015




Le harnais d'attelage


Le harnais fait le lien entre le cheval, la voiture et le meneur.

Ses différentes pièces ont pour fonction :
-De diriger,
- De porter les brancards,
- De tracter la voiture,
- De faire reculer la voiture.


On distingue donc :
- Les éléments de conduite : ils contrôlent le mouvement en avant et la direction : il s'agit de la bride et des guides.
-
Les éléments de portage : ils soutiennent la voiture : il s'agit de la sellette et de la croupière.
- Les éléments de traction : ils tirent la voiture : il s'agit de la  bricole et des traits.
- Les éléments de retenue : ils retiennent la voiture dans les ralentissements : il s'agit des barres de fesses et de l'avaloire.


Quand on pose le harnais sur le cheval d’attelage, on dit qu’on le « harnache » ou qu’on le « garnit » (à contrario, on « déharnache » / « dégarnit » le cheval lorsqu’on lui enlève).

Quand on attache la voiture au harnais, on dit qu’on l‘attelle.


Le harnais doit être :
- Solide : il s’agit d’une question de sécurité, pour le cheval, son équipage et la voiture. Il doit être réalisé avec de bons matériaux et être entretenu avec soin.  
- Adapté au cheval et correctement ajusté : Afin de ne pas entraver la locomotion, et ne pas blesser le cheval.
- Adapté à l’utilisation : débardage, course, présentation, compétition …



Les différentes pièces du harnais










La sellette : Fixée au dos du cheval par la sangle, elle supporte les brancards par l‘intermédiaire des bracelets (ou porte- brancards).





Elle peut être munie d’un crochet d’enrênement, qui aujourd’hui, n’a qu’une fonction décorative (voir « l’enrênement releveur) sauf en course de trot.  

Les guides (qui permettent au meneur d’agir sur le mors) passent dans les clefs de sellette avant de venir se fixer sur les branches du mors.








Les véhicules à 4 roues sont munis de porte- brancards et les voitures à 2 roues de bracelets de brancards.






Le mantelet est l’équivalent de la sellette pour les attelages en paire.

Astuce - Régler la sellette ou le mantelet :
Pour être bien positionnés, ceux-ci doivent se placer là où le cavalier serait assis (une main en arrière du garrot). Pour ne pas blesser le cheval, ils doivent être correctement dégarrotés.
 



La bride : Supporte le mors et les guides et sert au guidage du cheval ; elle est généralement munie d’œillères pour que le cheval ne voie pas sa propre voiture.







Astuce - Régler une œillère :
Pour être bien positionnée, l’œil doit se trouver au niveau du 1/3 supérieur de l’œillère. Elles ne doivent pas « frotter » sur l’œil du cheval, c‘est pourquoi les œillères de formes courbes sont préférées aux œillères plates.


Les panurges
sont utilisées dans les attelages où les chevaux sont placés à la file l’un de l’autre ( sur les «  timoniers » ou « wealers » ): ce sont des boucles placées sur la bride du cheval placé à l’arrière. Les guides passent dans les panurges avant de passer dans les clefs de sellette du cheval placé à l’avant (cheval de volée) et de se fixer aux branches du mors.










Enrênement  releveur (ou overcheck) :
Ce type d’enrênement bloque l’encolure  en hyper- extension. Une courroie part de la sellette, passe sur la crinière puis entre les 2 oreilles, et vient se fixer à un mors supplémentaire ou sous le menton à une sous barbe.

Autrefois utilisé dans les attelages de ville pour donner une fière allure aux chevaux, son utilisation est ensuite dénoncée à cause des souffrances infligées par ce type d’enrênement. Il n’est donc pratiquement plus utilisé, et interdit en concours.

Toutefois, il est toujours utilisé dans les courses de trot attelé : en s’opposant à la bascule de la tête, il empêche le cheval de partir au galop.






Les guides : Assurent le lien entre le meneur et les chevaux ; ce sont de longues courroies reliées aux branches du mors de bride.





Elles peuvent être « bifides » dans le cas des attelages en paires ou en paires multiples : elles permettent au meneur d’avoir moins de guides dans les mains mais ne permettent pas de diriger chaque cheval individuellement
.



 





Bricole et collier



La bricole (ou poitrail)
: Assure comme le collier la transmission de la force de traction en se fixant sur le poitrail du cheval.









Le collier : Il assure la transmission de la force de traction en prenant l’encolure du cheval.







  


Le collier permet de répartir la force de traction de façon homogène sur les épaules du cheval et permet donc d’effectuer des travaux longs ou demandant un effort important.
Mais, contrairement à la bricole, qui peut être réglée sur le cheval, le collier doit être parfaitement adapté à l’encolure du cheval pour ne pas le blesser.

La bricole quant à elle, grâce à un réglage, peut s’adapter à toutes les morphologies, mais nécessite l’utilisation d’un palonnier (pièce fixée à l’avant de la voiture)  afin de ne pas frotter sur le poitrail du cheval.






Timon : Pour les attelages en paires ; barre en bois ou en fer solide rattachée au train avant de la voiture. Les chevaux sont attelés de chaque côté du timon.




Les chevaux attachés de chaque côté du timon sont appelés « timoniers »



Limon : Désigne chacune des barres composant le brancard. L’ensemble des 2 limons est appelé « limonière ».








Les pièces de reculement : Elles permettent de retenir la voiture lors des décélérations, les descentes et les arrêts et permettent de faire reculer la voiture.


Elles comportent :
- L’avaloire : Pièce entourant l’arrière main du cheval, elle doit être suffisamment large pour ne pas «  scier » la cuisse.
- Les barres de fesses, permet d’adapter la hauteur de l’avaloire.
- La croupière, sert à maintenir la sellette en place. Elle passe sur la croupe. Sa partie terminale, appelée « culeron » passe sous la queue.
- Les courroies de reculement (ou courroies de retraite) sont attachées aux brancards .






Les traits : Solides lanières de cuir entre le collier (ou la bricole) et les palonniers de la voiture, et qui assurent la traction.









Equimobile
: système d’attelage d’invention récente, à un seul limon (brancard) qui passe par-dessus le dos du cheval.
Il vient s’attacher à un axe fixé au harnais et peut pivoter autour : il a l’avantage d’être plus maniable que les attelages classiques.
Il permet de pratiquer l’attelage sur des terrains variés et est utilisé en handisport puisqu’il permet de mener l’attelage en restant assis dans un fauteuil.







Les différents types de harnais


Le harnais doit être adapté à l’utilisation que l’on veut en faire ; il sera donc différent pour le débardage, la randonnée, la compétition ….

Le harnais de travail agricole, doit être solide et confortable pour le cheval. Un collier est préféré à la bricole, car il permet de développer davantage la force de traction.

Le harnais de course, utilisé pour les courses de trot attelé, doit être performant, léger et releveur.

Le harnais de démonstration doit être le plus esthétique possible.


Le harnais doit également s’adapter au type d’attelage : attelage solo, en tandem, en paire (…) .Le harnais de base (pour l’attelage solo) s’adapte alors ; par exemple :
- la bride d’un timonier est munie d’une panurge (voir plus haut) pour l’attelage en tandem,
- pour un attelage en tandem, on peut relier les traits du cheval de volée directement aux traits du timonier ou utiliser un double palonnier,



- dans ce type d’attelage, le cheval de volée ne possède pas de pièces de reculement sur son harnais.

- dans un attelage d’une paire, chaque cheval est relié à un palonnier et les 2 palonniers sont reliés à une « volée » : la force de chaque cheval est alors reportée à la volée qui applique une force de traction « linéaire »à la voiture.

- le harnais d’un attelage «  à la Daumont », qui est mené par un postillon (à cheval) et non par un cocher sera muni de selles.





CS


CS



 
Retourner au contenu | Retourner au menu